Le Condanné

Le Condanné
poeme écrit il y a tres longtemps...



Il pleut sur la verte campagne
Où j'ai grandi
Il pleut sur le coin de montagne
Lieu maudit où je fus pris.

Et je passe mes jours à regarder le ciel
Par la lucarne grillagée
Et je passe mes nuits à rêver de soleil
Que je ne reverrais plus jamais.

Je ne peux m'empêcher de revoir
Ma maison, toute de lierre garnie.
Certains jours il me semble revoir
Son jardin tout de rose fleuri.

Et mon village, mon dieu, qu'il était beau
Avec sa place entourée de verdure
Il avait de l'allure, là-haut sur son coteau
Lorsque le soleil faisait luire ses toitures.

Je revois tout ces prés, ces arbres et ces oiseaux
Ces colombes, les mésanges qui de leurs gazouillis
M'aidaient à retourner dans mon foyer bien chaud
Pour retrouver ma femme, ma vie.

Et voilà où elle m'a conduit, ma vie
Dans ce trou sombre, sâle et puant
A la paillasse plate et aux murs décrépis
Où je devrais rester de longues heures durant.

Puis un jour, un matin sûrement
La porte s'ouvrira
Et l'on me conduira
Sous le biseau brillant.

Il pleut sur la verte campagne
Où j'ai grandi
Il pleut sur le coin de montagne
Où j'ai laissé ma vie.


Bernard

# Posté le samedi 09 août 2008 06:33

Modifié le samedi 09 août 2008 11:04

L'écureuil

L'écureuil
autre petite chanson pour enfant
elle est sans prétention juste un amusement d'un soir!



REFRAIN:

PETIT, PETIT, PETIT, PETIT, PETIT ECUREUIL,
PETITE BOULE ROUSSE,
FAIT VOIR TA FRIMOUSSE.
PETIT, PETIT, PETIT, PETIT, PETIT ECUREUIL,
TOI QUI EST SI MALIN
VIENT DONC TE BLOTTIR DANS MES MAINS.

COUPLET 1:

LE PETIT ECUREUIL
LORSQUE VIENT LE PRINTEMPS,
PROTEGE SOUS LES FEUILLES
SON TOUT PETIT ENFANT.
IL LUI FAIT DISTINGUER
LES GENTILS DES MECHANTS,
LUI APPREND A GRIMPER,
INFATIGABLEMENT.

COUPLET 2:

LE PETIT ECUREUIL
LORSQUE REVIENT L'ETE
COURT PARMI LES FEUILLES
SANS JAMAIS S'ARRETER.
IL VA DE BRANCHE EN BRANCHE,
AGILE ET DEGOURDIE.
TOUT EN HAUT, IL SE PENCHE,
TE REGARDE ET S'ENFUIT.

COUPLET 3:

LE PETIT ECUREUIL
N'AIME PAS TROP L'AUTOMNE,
CAR SES AMIS LES FEUILLES
JAUNISSENT ET CA L'ETONNE.
VITE, VITE IL PREPARE
CHAUDEMENT SON LOGIS,
IL REMPLIT SES PLACARDS,
DE NOISETTES ET DE FRUITS.

COUPLET 4:

LE PETIT ECUREUIL
EN PLEIN COEUR DE L'HIVER
DANS SON ARBRE SANS FEUILLES
GRELOTTE, SOLITAIRE.
IL REVE QUE BIENTOT
LE SOLEIL REVIENDRA,
CAR IL SAIT QU'AUSSITOT,
LA NATURE RENAITRA.


Bernard Spot'Even spectacles copyright 2008

# Posté le lundi 04 août 2008 04:47

Un enfant m'a demandé

Un enfant m'a demandé
Autre de mes chansons


UN ENFANT,
UN ENFANT M'A DEMANDE
SI UN JOUR IL CONNAITRAIS ENFIN LA PAIX.
SI UN JOUR SES PARENTS SE F'RAIENT PLUS LA GUEULE
POUR QU'ENFIN IL SE SENTE UN PEU MOINS SEUL.
UN ENFANT,
UN ENFANT M'A DEMANDE
SI SOURIRE EST UNE CHOSE DEPASSE.

REFRAIN:
JE N'SAIS PAS COMMENT REPONDRE,
J'COMPRENDS PLUS RIEN A CETTE VIE,
ELLE EST DEVENUE SI SOMBRE
Y'A PLUS D'SOLEIL, PLUS D'ENVIES.
(MUSIQUE)
(OPTION) C'EST BEAU UN ENFANT QUI SOURIT.

UN ENFANT,
UN ENFANT M'A REGARDE,
SON REGARD ETAIT PLEIN DE LIBERTE,
SES GRANDS YEUX COMME UN BOUQUET D'ESPERANCE,
SEMBLAIT DIRE “TOI LE GRAND QU'EST CE QUE T'EN PENSES?”
UN ENFANT,
UN ENFANT M'A REGARDE
PUIS SES YEUX LENTEMENT SE SONT BAISSES.

REFRAIN (MUSIQUE)

CET ENFANT,
CET ENFANT S'EST MIS A PLEURER,
DE SON COEUR TOUT ESPOIR S'ETAIT SAUVE.
IL AVAIT CRUT EN MOI, ET MOI DANS MA FAIBLESSE,
JE N'AVAIS PAS PU L'AIDER DANS SA DETRESSE.
CET ENFANT,
CET ENFANT S'EST MIS A PLEURER
CAR MES MOTS N'ONT PAS SUENT LE RASSURER.

CET ENFANT,
DANS MES BRAS S'EST REFUGIE.
LENTEMENT, JE l'AI SENTIE S'APAISE
A MESURE QUE SES LARMES SE SECHAIENT,
UNE ENVIE DE COMBATTRE EN MOI NAISSAIT.
CET ENFANT,
CET ENFANT M'A REDONNE
LE COURAGE DE VIVRE SANS ME RESIGNER.

REFRAIN

MAINT'NANT J'SAIS COMMENT REPONDRE
CAR JE SAIS QU'TOUT N'AI PAS FINI.
SI TOUT EST D'VENUE SI SOMBRE
C'EST PARCE QU'ON A PLUS D'ENVIES.
SI NOUS LES GRANDS ONT REAGIS
NOS ENFANTS CROIRONT A LA VIE.


Bernard Spot'Even spectacles copyright 2008

# Posté le dimanche 03 août 2008 05:24

Modifié le dimanche 03 août 2008 07:19

L'enfant

L'enfant
Voici mon premier texte de chanson.

Ne pleure pas mon c½ur
Ne pleure pas ce matin.
Ce n'est pas de ta faute
Mais celle du destin.
Si je donne l'image d'un bonheur apparent
Tout au fond de ma chair, il me manque pourtant
Très souvent dans le noir
Je le sens près de moi
J'écoute son sommeil
Mais je n'allume pas.
La nuit est mon amie, sans elle je ne peux pas
Faire vivre à mes côtés, l'enfant que je n'ai pas.

Quand devant une école
Je passe mon chemin
Je détourne la tête
Et je serre les poings.
Mon corps ne sait pas s'il doit fuir ou rester.
Plongé dans ma détresse, je me mets à rêver
Rêver que je suis là
Attendant patiemment
Qu'un dessin à la main
Il sorte en riant.
J'imagine son sourire, se fondre dans mes bras
Et voilà que j'embrasse, l'enfant que je n'ai pas.

Ton tout premier chagrin
Je ne consolerais pas
A tes anniversaires
Je n'assisterais pas.
Je ne serais pas là non plus pour les reproches
Qui sans être méchants rendent les parents moches.
Je ne te verrais pas
Rentrer, l'air malheureux
En cachant vainement
Les larmes dans tes yeux.
J'aurais pourtant voulu faire tout ça pour toi
Toi le fruit de ma vie, l'enfant que je n'ai pas.

« pont »

Je t'aurais fais apprendre
Ce que je ne sais pas.
Tu serais devenu
Ce que je ne suis pas.
Et devant mes amis, gonflé de fierté
J'aurais vanté sans cesse tes qualités.
Au lieu de s'enivrer
Les jours de dépression
Nous aurions tous les deux
Composés des chansons
Parlant d'un peu de tout, parlant surtout de toi
Toi le fils espéré, l'enfant que je n'ai pas.

Lorsqu'un jour parvenu
A l'automne de ma vie
Je serais prisonnier
De mes membres engourdis
Tout habillé de blanc dans une chambre blême
Le regret de ma vie sera toujours le même
J'imaginerais encore
Son rire et ses grands yeux
Pour la dernière fois
Il me rendra heureux
Mais ce jour-là pourtant, je n'appellerais pas
Dans mon dernier soupir, le fils que je n'ai pas.


Bernard Spot'Even spectacles copyright 2008

# Posté le dimanche 03 août 2008 05:03

Modifié le dimanche 03 août 2008 07:19

Messager

Messager
Dans un ciel en océan gris,
Parfois tranquille parfois sauvage
Un oiseau noir lance son cri
Frôlant de son aile les nuages.
Il ne doit prendre aucun retard
Ce messager d'une autre vie,
Il porte en lui le désespoir
Pourtant comme mon c½ur l'envie !
Mes yeux le suive jusqu'à le perdre
Et s'embrument de nostalgie
Mon c½ur l'espère jusqu'à se perdre
Dans l'inconnue de l'infinie.
Des poètes tournant les pages
Le monde à chanté bien souvent
Qu'avoir seize ans est un bel age
A vouloir garder longtemps.
Quelle folie cette espérance
De gloire et d'immortalité
C'est juste un espoir de souffrance
Que de rêver d'éternité.
Toi l'oiseau noir retiens ton vol,
Viens de ton souffle relancer
En te posant sur mon épaule
De ma vie, l'horloge grippée.


Bernard

# Posté le dimanche 03 août 2008 04:56